Ancienne chambre de service nichée sous les toits, cette pièce oubliée est pensée comme un théâtre de poche, où chaque élément doit tenir plusieurs rôles. Dans cette scène réduite, l’ingéniosité devient un langage : se laver, cuisiner, travailler, recevoir, dormir et ranger s’inscrivent dans une même écriture compacte, précise, sans jamais sacrifier le confort ni la lumière.
Le miroir devient le grand machiniste de cette transformation. Il dédouble les perspectives, ravive la clarté naturelle et trouble les limites du volume. Banquette déployable, table amovible, rangements dissimulés et éclairages en plusieurs temps composent un décor mobile, capable de changer d’usage au fil des heures. Une scénographie de l’infime, où le reflet agrandit le réel et donne à cette oubliée toute sa présence.